Performances technico-économiques

Analyse des performances de 9 élevages bovins du Limousin


Dans le cadre du programme Maxim’herbe, depuis 3 ans, l’ADAPA collecte des données sur 9 fermes d’élevage bovin du territoire (7 en élevage bovin allaitant et 2 en bovin lait) qui pratiquent le pâturage tournant et visent l’autonomie en intrants. L’objectif est de voir quelles sont leurs performances techniques en termes d’économies de charges et de productions et d’étudier leurs résultats économiques. Les fiches de fermes suivantes dressent le portait de ces éleveurs et éleveuses et de leurs fermes, mettant en avant une première analyse de leurs systèmes.

Les six dernières fiches arrivent bientôt …

Dans le même esprit de partage de savoirs, Willy et Marion vous ouvrent les portes de leur ferme le temps d’une vidéo, témoignage précieux de paysans heureux au sein d’un système qui fonctionne. Introduction à leur fiche ferme, cette vidéo s’adresse à un plus large public, du consommateur profane à l’exploitant déjà installé mais toujours curieux de faire évoluer son système. Elle s’adresse aussi et surtout aux étudiants de différents niveaux, dans la continuité de ce qui a été fait au sein du programme Maxim’herbe, avec un message d’espoir : malgré un contexte d’une complexité croissante, avoir une ferme rentable en étant heureux dans son travail est possible est toujours possible, et les systèmes autonomes et économes via l’engraissement à l’herbe sont une réponse.


« Nous sommes très heureux du travail et des résultats mis en avant au sein de Maxim’herbe. Nous souhaitions couper court au discours simpliste qui dit que  »les gens qui mettent les vaches à l’herbe, ce sont des gens qui bricolent ». Dans le contexte de l’époque, avec la crise du broutard, la guerre en Ukraine, etc. … l’idée était de revenir à une notion de revenu généré par la valeur ajoutée et non par l’agrandissement et la surproduction. Aujourd’hui, un agriculteur fait faillite tous les trois jours, idem pour les suicides. Les départs à la retraite augmentent mais les installations restent trop compliquées : trop de travail, un investissement de départ trop haut et des revenus trop faibles. C’est assez dramatique et il est urgent d’aller dans le bon sens, comme l’ont déjà compris de nombreux acteurs du secteur. Et cela est rendu possible par ces systèmes autonomes, qui sont durables et résilients. Il y a des éleveurs qui avec ce type de systèmes arrivent à avoir des productions de grande qualité et à le faire en étant heureux malgré la charge de travail qui reste importante. Il faut absolument montrer cela aux gens, et notamment aux jeunes !« 

Thierry Turlan, ancien représentant de la DRAAF Auvergne Rhône Alpes, lors de la journée de clôture du programme.