Les échanges : pour qui? sur quoi et comment?

L’ADAPA entend répondre à la demande des agriculteurs ou des futurs agriculteurs qui souhaitent mettre en place ces techniques économes en intrants en préservant l’efficacité des systèmes et en respectant l’environnement. La promotion de ses systèmes se fait aussi auprès des techniciens et étudiants du secteur agricole et environnemental sous forme:

  • de ½ journées d’échange chez les paysans qui souhaitent répondre à des préoccupations et trouver des solutions pour aller vers plus de durabilité
  • de visites de fermes avec les enseignants agricoles et les étudiants sur des fermes mettant en place des systèmes allant vers plus de durabilité
  • de séries de formation spécifiques à un sujet à destination des paysans et nécessitant l’intervention d’une personne extérieur à l’association
  • de formations pour les apprenants et les techniciens de comprendre les leviers de changements des agriculteurs sur leur ferme
Journée d’échange

Faire évoluer sa ferme dans ce sens demande souvent une remise en question globale du système, en même temps qu’une réappropriation de ses propres connaissances. Ces changements nécessitent donc un accompagnement technique qui couvre thématiques diverses (système de pâturage, gestion des périodes de mises bas, gestion de l’autonomie alimentaire, dimensionnement de la ferme et de ses ateliers…).

Cet accompagnement technique se fait grâce à l’organisation de journées d’échange entre agriculteurs avec un animateur. L’animateur s’assure de l’équilibre des échanges mais également amène les participants à préciser leur propos pour générer cette plus-value particulière de diffusion des savoirs empiriques.

Depuis sa création son champ d’action s’est développé au gré des compétences accumulées et développées. Aujourd’hui plusieurs questions se posent au sein de l’ADAPA :

  • comment produire durablement avec une meilleure valorisation des productions
  1. à moindre coût économique : moins d’intrant sur des fermes qui visent l’autosuffisance de fonctionnement, la diminution de consommation de carburant, des plastiques, des achats (par le décalage des naissances sur les périodes de production d’herbe….et par la valorisation des productions par création de filière (des animaux finis localement et commercialisés dans une valorisation du travail)
  2. à moindre coût social : comment être résilient avec des fermes à taille humaine et où l’agriculteur est encore le façonneur de son paysage et de son pays et favorise les installations de nouveaux agriculteurs sur des systèmes soutenables
  3. à moindre coût environnemental : en préservant voire en favorisant la biodiversité endémique et cultivée et en ayant une véritable gestion des ressources naturelles (eau, bois, zones non arables)
  • comment associer préservation, restauration de la biodiversité avec les impératifs de production sur des prairies naturelles, des landes, des zones humides, des friches ou des espaces artificialisés en voie de « renaturalisation »
  • comment favoriser l’orientation des productions culturales vers la consommation humaine plutôt qu’animale dans les systèmes de polyculture-élevage
  • comment faire des émules et favoriser ces systèmes par l’accompagnement des futurs agriculteurs
Visite de classe